Corps de femmes, corps de classe: une analyse « Des femmes respectables » de Beverley Skeggs

Par Karelle Villeneuve
Karelle Villeneuve est étudiante à la majeure en sociologie à l’UQAM. Elle débutera sa maitrise en sociologie à l’hiver 2017. Ses sujets d’intérêts sont principalement la division sexuelle du travail, la maternité et les usages sociaux du corps.

Vendredi 18 mars,
Panel 3, de 15h15 à 17h15
Salle S1-139 – Pavillon Jean-Coutu

Résumé

Dans le cadre de cette présentation, nous souhaitons examiner, à partir du concept d’habitus du sociologue Pierre Bourdieu, de quelles façons la position occupée dans l’espace social, tant en termes de sexe/genre que de classe, structurent le rapport que les individus ont (ou peuvent avoir) avec leur corps.

Dans ce travail, nous souhaitons mobiliser certaines analyses de Bourdieu, tant pour en montrer la pertinence dans les analyses féministes que pour en pointer les failles et les points aveugles. Il s’agit d’une mobilisation critique du concept d’habitus de Bourdieu qui, en ce qu’il permet de saisir les corps comme des corps de classe, nous apparaissait pertinent pour amorcer une réflexion sur les processus de sexuation et de racisation des corps, tant à travers les manières de marcher, de se tenir, d’occuper l’espace, qu’avec les façons dont les femmes, selon leur position située dans l’espace social, vivent leur corps et leur rapport à celui-ci, à son entretien et à sa présentation. Pour ce faire, nous analyserons l’ouvrage Des femmes respectables de la sociologue féministe britannique Beverley Skeggs, qui examine, à la suite de sa longue ethnologie de 11 ans, le rapport que des femmes britanniques provenant de milieux populaires entretiennent avec leurs perspectives professionnelles, leurs milieux, leur féminité, leur corps et leur sexualité, dans une perspective d’articulation du genre et de la classe.

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