Entre l’essai et l’apocalypse : le roman militant? Les genres du roman les Bergères de l’Apocalypse de Françoise d’Eaubonne

Nicolas Longtin-Martel est un étudiant en littératures de langue française. Il effectue sa maîtrise sur Françoise d’Eaubonne et s’intéresse aux articulations entre féminisme et science-fiction.

Vendredi 28 mars à 14h00

Résumé:
L’explosion générique du roman les Bergères de l’Apocalypse de Françoise d’Eaubonne représente une forme modulable à la complexité des propositions apportées au discours féministe des années 1970. Grâce à l’hybridité générique du texte, l’auteur, à travers la protagoniste Ariane, mais aussi grâce aux récits des femmes combattantes lors de l’extermination des hommes, parvient à relativiser des discours qu’elle convoque (écoféminisme, militantisme, homosexualité, utopies féministes, …). Son impossibilité générique permet à l’ouvrage de se distinguer d’un («simple») récit de science-fiction de type post-apocalyptique ou de tomber dans le piège manichéen d’un roman à thèse. Notre propos ne sera pas tant d’attribuer un genre précis, ou un ensemble de motifs au roman, mais bien de voir en quoi le roman dépasse ou transforme le genre au sein du texte.

Pour ce faire, nous analyserons la part de deux genres dans le roman, soit l’essai et le récit apocalyptique lequel nous approfondirons et traiterons dans le détail (les topoï de la géographie apocalyptique, des étapes du cheminement dans le wasteland et la religion). Puis nous verrons en quoi la réactualisation de figures féminines, l’écrit au féminin dans le roman et la fil(l)iation contribuent à dépasser ces genres dans un roman militant [notre proposition].

Pour suivre ou contacter l’auteur:
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