Femme, féminin, féminisme : des regards et des mots

Elina Timsit est étudiante en 2e cycle en édition pro. Elle a fait un bacc. écriture de scénario et cération litt. à l’UdeM, qu’elle a fini cet automne.

Vendredi 28 mars à 16h00

Résumé:
Ma présentation porte sur les femmes et le regard. Il me semble que beaucoup de choses passe par le regard et je m’intéresse, en particulier, sur le problème du regard sur et par les femmes. Les domaines culturels et professionnels privilégiés seront le cinéma et la littérature.

De nos jours, les femmes portent en elles le regard des autres, le regard de la société, le regard des hommes et surtout leur propre regard. Ce regard joue pour beaucoup dans la perception de ce que l’on est. Dans un monde où les gender studies font de plus en plus parler d’elles, on se retrouve face à un regard qui change mais qui reste malheureusement pas si différent, comme si la norme était impossible à briser.

Dans une optique cinématographique, à travers le cinéma mainstream, le cinéma porno, le cinéma féministe, j’aimerais montrer comment les regards se multiplient (celui de la caméra, celui du/de la spectateur/trice, de l’actrice, …) et perturbent les données fondamentales et intrinsèques de la femme (l’individualité, la sexualité, la procréation). Nous verrons que le culturel prend la place du naturel et que l’on considère plus le « féminin » que la femme en elle-même. J’utiliserai, entre autres, les données des ouvrages de J. Butler, de N. Huston et L. Mulvey, entre autres pour les théories sur le regard.

J’évoquerai l’hypocrisie et les paradoxes des messages portés par l’image, mais également la négation du statut de mère (la femme et la mère sont deux êtres distincts au cinéma et dans la société) et l’absence complète de la femme handicapée su paysage visuel. Je rapprocherai le cinéma de la vie quotidienne et du message véhiculé au delà de l’écran (à travers la conception de la famille, du travail, du corps, de l’âge …).

J’essayerai d’apporter des pistes sur la question de savoir si le cinéma se nourrit de la réalité ou si la réalité se nourrit de l’imagerie cinématographique (sur la mode, la sexualité,…) en m’appuyant sur le cas des séries télévisées (surtout après Sex and the city et Ally Mc Beal).
Il y aura un point sur le cinéma pornographique dont le point de vue ne diffère pas du cinéma mainstream, même s’il est décrié par la société (d’où le problème de l’hypocrisie : y’a-t-il une différence entre un viol dans un porno et une femme qui dit non en se laissant faire dans un film mainstream ? Pour moi, non).

Je m’intéresserai également à d’autres artistes, surtout artistes plastiques (peintre, sculpteure) et écrivaines, en complément, parfois théoriciennes malgré elles.
En conclusion, j’essayerai de voir où nous en sommes, s’il y a des manières de faire avancer les choses, grâces aux arts visuels et si un changement dans les arts peut être un corollaire à un changement sociétal.
Informations supplémentaires :Je vais m’appuyer sur un power point et des extraits vidéos, parfois pornographiques. Je montrerai l’absence de la femme handicapée en tant que personne dans les arts, comme dans la société, et la négation de son simple statut d’être humain. Cette question est malheureusement souvent absente des questions sur le féminisme.

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