Genre et tourisme sexuel

Tessie Marcaurelle complète actuellement sa deuxième année de baccalauréat bidisciplinaire en science politique et philosophie à l’UdeM.

Samedi 29 mars à 9h00

Résumé:
L’idée est fort simple, il s’agirait simplement de faire une présentation (15-20 minutes) visant à situer le tourisme sexuel en Thaïlande, aux Philippinnes et autres lieux phares dans le contexte plus large des rapports genrés qui lui sont intrinsèquement liés. En gros,la visée serait de montrer en quoi cette problématique répond d’un enchaînement fort complexe de multiples rapports discriminatoires dont la portée est beaucoup plus grande que la simple agglomération de ceux-ci (intersectionnalité). Elle serait également abordée à l’aune des économies de marché qui creusent l’abîme entre le Nord et le Sud et qui insufflent une nouvelle dynamique des migrations (FMI qui donne le primat au tourisme comme vecteur de développement des pays pauvres; frontières moins rigides –> tourisme de masse; trafic sexuel comme circuit de survie pour les femmes). Il serait également pertinent d’expliquer pourquoi, bien que ces pratiques déshumanisantes sont illégales dans les pays où le tourisme sexuel est le plus opérant, elles sont tout de même tolérées (complaisance des autorités de connivence avec des états hôtes corrompus et laxistes qui laissent dans l’impunité les voyageurs faisant l’achat d’actes sexuels afin de redresser leur économie; culture marquée par une longue tradition bouddhiste qui défendait certaines valeurs machistes, etc.) Enfin, la présentation se terminerait sur des pistes réflexives, entre autres sur le rôle que les OI devraient jouer face à cet enjeu hautement banalisé par des dépliants touristiques contenant des formules délibérément ambiguës telles que «Land of Smile» ou encore «Amazing Thailand» pour vendre l’Asie du Sud-Est en cultivant les fantasmes d’une femme asiatique  »essentialisée » qu’on dit empreinte de grâce et de nature attentionnée.

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