Gestation pour autrui: altruisme ou exploitation?

Par Janie Gagné
Janie Gagné est étudiante en première année de maîtrise en sociologie. Elle effectue sa maîtrise sur les diverses représentations de l’enfant portées par les discours autour de la gestation pour autrui et de l’adoption internationale.

Vendredi 18 mars,
Panel 2, de 13h30 à 15h
Salle S1-139 – Pavillon Jean-Coutu

Résumé

La gestation pour autrui ou communément appelée « pratique des mères porteuses » soulève d’importantes questions éthiques, juridiques, politiques et sociales relatives à la place des femmes dans l’espace public. Résultats de l’extrême progrès des manipulations techniques en technoscience, les technologies de reproduction ont laissé place à une pléthore de débats quant aux représentations sociales et symboliques de la reproduction. Les féministes ont longtemps été divisées en ce qui concerne le développement de ces dernières et le semblent également lorsqu’il s’agit de gestation pour autrui. La gestation pour autrui s’inscrit ainsi dans une logique corporelle et scientifique très débattue en Occident. Cette récente possibilité pour les couples infertiles, homosexuels et même pour les personnes seules de voir leur lignée génétique portée par une personne tierce fait réagir. Au Québec, la législation concernant la gestation pour autrui reste floue et les spécialistes du droit de la famille évoquent l’urgence d’agir. Or, il nous semble fondamental de mettre en lumière, à travers le prisme de la situation particulière québécoise, les différentes positions féministes quant à cette pratique. D’un côté, il y a cette logique altruiste défendant la liberté de choix entre adultes consentants, et de l’autre, ce désir de rejeter ces nouvelles techniques de reproduction qui encouragent une marchandisation du corps féminin.

L’objectif de cette présentation sera ainsi d’apporter différentes perspectives féministes concernant la gestation pour autrui afin de mieux saisir l’ampleur et l’importance de la place des femmes dans cette pratique.

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