Les déterminants de la violence à l’égard des ouvrières dans l’industrie de la construction

par Geneviève Cloutier
Geneviève Cloutier est une étudiante doctorale à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal. Suite à un stage de fin de programme à la Ville de Montréal, elle a été embauchée en gestion des ressources humaines. Ce contrat fort révélateur l’a amené à réfléchir sur le rôle de la violence en milieu de travail. Les résultats de son mémoire de maîtrise a permis d’attribuer la contribution de la culture organisationnelle sur la problématique de la violence au travail. De même, son implication dans des organismes d’aide au Pérou lui a confirmé son choix quant à l’importance du bien-être, de la souffrance de vivre et de la valeur humaine au travail.

En continuité avec son mémoire de maîtrise, elle poursuit ses études doctorales sur les déterminants de la violence faite aux femmes dans les métiers de l’industrie de la construction. L’objectif est l’avancement des conditions des femmes en améliorant leur bien-être et leur égalité en emploi dans les milieux non traditionnels.

Vendredi 27 mars 2015 à 15h20
Local B-3225

Résumé:
Problématique
À notre connaissance, aucune autre étude, excepté les données de l’Enquête québécoise sur des conditions de
travail, d’emploi et de santé et sécurité du travail (2011), n’a étudié la violence dans le milieu de la construction québécois, et en particulier la violence dont sont victime les femmes. Cette communication présentera les déterminants de la violence que subissent les ouvrières, de même que la méthodologie et les résultats escomptés de la recherche.

Déterminants de la violence
D’une part, au niveau sociétal, les facteurs explicatifs sont relatifs aux sphères familiale et éducative, notamment par la socialisation des filles et des garçons qui cantonnent déjà les jeunes dans des rôles de genre bien distincts. D’autre part, au niveau du secteur de la construction, la culture organisationnelle masculine, le métier, la proportion de femmes, le rôle des acteurs institutionnels et les conditions de l’organisation du travail sont tous des facteurs explicatifs de la violence. Enfin, au niveau individuel, les traits personnels des travailleuses, tels que l’ancienneté, l’origine ethnique et la descendance autochtone, viennent également contribuer à la problématique.

Méthodologie
Une méthodologie mixte par triangulation des données (analyses de documents, entrevues, groupes de discussion et questionnaires) est privilégiée pour bien explorer les relations entre les différents niveaux (macro, méso et micro) et la violence au travail.

Résultats escomptés
La résistance aux femmes dans le milieu de la construction est encore très élevée. Cette recherche comblera cette lacune en développant des pratiques anti-harcèlement. Pour ce faire, il s’agira d’établir la contribution spécifique du rôle des acteurs institutionnels, des conditions de l’organisation du travail et de la culture organisationnelle sur la violence au travail en intégrant les apports des autres dimensions de la société et des traits individuels des ouvrières.

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