Peut-on être sportives et féministes ? Les voix des athlètes hijabis.

Par Vanessa Charron
Étudiante à la maîtrise en sociologie à l’Université de Montréal, Vanessa Charron a pour sujet de recherche  les représentations médiatiques des athlètes hijabis.

Vendredi 18 mars,
Panel 3, de 15h15 à 17h15
Salle S1-139 – Pavillon Jean-Coutu

Résumé

«Pourquoi les sportives ne sont-elles pas féministes?» : Christine Mennesson avait titré un article de cette question dans le numéro 5 de la revue «Sciences sociales et sport» en 2012. Son objectif était d’interroger l’absence de mobilisations genrées dans le monde du sport. À cet effet, les médias sociaux semblent constituer un point d’entrée important pour la mobilisation des athlètes féminines, notamment face au concept de genre. Les médias sociaux leur permettent de s’exprimer plus facilement sur leur situation de femmes/athlètes que les médias traditionnels (journaux) qui évacuent souvent les performances sportives des athlètes féminines. Dans le cadre de ma recherche sur les représentations des athlètes hijabis, je remarque qu’il semble exister un chemin à travers les médias sociaux qui permet aux sportives de se mobiliser en tant que femmes et athlètes. Facebook pourrait s’en doute permettre aux athlètes de s’exprimer à l’intersection du genre, de la race, de la nation et de la religion. Inspirée par l’article de Mennesson et par mes analyses effectuées sur les pages Facebook de quatre athlètes hijabis, je vous propose de répondre à cette question via l’approche intersectionnelle: quelles voix s’attribuent les athlètes hijabis sur leur profil Facebook ?

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