Regard sur le mouvement Femen

Par Sophie Dumont
Étudiante à la maitrise en sociologie à l’Université de Montréal, Sophie Dumont a effectué un stage au ministère de la promotion de la femme et du genre du Burkina Faso en 2013. À la session d’automne 2015, elle participe au Séminaire multidisciplinaire en études féministes: Approches, théories et méthodes de recherche en études féministes de l’Institut de recherche féministe de l’UQAM. Son projet de recherche de type ethnographique s’inscrit dans une perspective féministe.

Vendredi 18 mars,
Panel 1, de 10h30 à 12h30
Salle S1-139 – Pavillon Jean-Coutu

Résumé

Dans la sphère publique, la nudité est toujours porteuse de signes. Symbolisant la vulnérabilité dans certains contextes, elle peut représenter la folie, la liberté, le désir de choquer, un appel ardent à être écouté, etc. Malgré la pluralité de messages que le nu peut revêtir, il va sans contredit que celui qui l’emploie dans la sphère publique augmente considérablement ses chances d’être remarqué. C’est d’ailleurs pourquoi Femen, mouvement qui s’auto-qualifie de féministe, utilise la nudité des activistes comme principale arme de contestation politique. Rappelant la dynamique suffragette par le militantisme agressif, mais non violent, les Femen se font connaitre par la spectacularisation de leurs manifestations qu’elles effectuent toujours les seins nus. La méthode Femen, qui a fait ses preuves sur le plan médiatique, reste pour le moins très controversée, plus particulièrement dans l’univers féministe. Cette présentation aura donc pour but d’exposer les principales critiques qui sont adressées aux Femen telle que l’idéologie « antiféministe » qu’on les accuse de promouvoir par le caractère de leurs actions. Grâce à une mise en contexte socio-historique du mouvement et à une brève revue de la littérature d’auteurs ayant abordé le sujet. Une réponse à cette critique sera également présentée.

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