Roller Derby : Sport, genre et pouvoir. Succès, paradoxes et antinomies : La réappropriation de l’espace et des identités sexuelles et de genres par les joueuses de la WFTDA

Par Elise Vaillancourt
Élise Vaillancourt est étudiante à la maîtrise en développement international et mondialisation à l’Université d’Ottawa, avec une spécialisation en études féministes et des genres. Elle s’intéresse particulièrement à la notion de performance et au post-développement ainsi qu’aux mouvements sociaux radicaux.

Samedi 19 mars,
Panel 6, de 15h à 16h30
Salle S1-139 – Pavillon Jean-Coutu

Résumé

Le Roller Derby offre un potentiel de réappropriation de l’espace et un lieu d’affirmation positive et performative du corps et de la sexualité, ce qui est principalement permis par l’organisation autogérée des ligues selon les principes hérités du do-it-yourself (DIY). Une analyse queer libertaire nous permet de disséquer les opportunités de transgression et de déconstruction dans la pratique de ce sport, à la fois dans ses succès et ses limites. Plus précisément, cette réflexion concerne les praxis spécifiques du Women’s Flat Track Roller Derby Association (WFTDA), l’association la plus importante en terme de membres, concernant les stratégies de non-mixité. Dans son paradoxe d’irréconciliabilité entre les théorisations queer et libertaire en rapport au Nous femmes, une réflexion sur l’autonomie permet de réfléchir aux pratiques d’exclusion.

À la suite de la mise au point conceptuelle sera observée une révision historique du roller derby pour permettre de présenter le WFTDA dans ses pratiques et philosophies, permettant d’examiner le potentiel subversif du sport dans son rapport au genre et au corps. Après une interrogation du bénéfice en termes de réappropriation d’un espace spatial et immatériel sera exploré le paradoxe de la non-mixité à l’intérieur des ligues. Le concept de conscience différenciée échafaudé par Chela Sandoval (1991) permettra finalement d’esquisser une réponse à cette présumée antinomie.

 

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