Xiao Hong et le Mouvement du 4-Mai; comment l’écriture permet aux femmes de prendre la parole sur la place publique

Par Anne-Marie Shink
Étudiante au département de sociologie, elle fait présentement sa maîtrise sur le Mouvement littéraire et politique du 4-Mai. Ses champs d’intérêts sont la sociologie de la littérature, la sociologie de Norbert Elias et les études féministes.

Samedi 19 mars,
Panel 4, de 10h30 à 12h
Salle S1-139 – Pavillon Jean-Coutu

Résumé

Pour les femmes, l’accès à la parole publique est un enjeu primordial dans leur lutte pour la reconnaissance de leur existence et de leurs droits. En Occident, comme ailleurs dans le monde, l’écriture a permis aux femmes de s’exprimer sur la place publique et même d’être écoutées par les hommes. Cet enjeu sera aussi présent au début du XXe siècle, en Chine, alors que le pays connaît de grands bouleversements, à la fois politiques, littéraires et sociaux. Pour répondre à cette situation, une nouvelle génération d’intellectuels chinois forme le Mouvement du 4 Mai (1915-1942) et se donne pour mission de moderniser la Chine. La question de la condition féminine arrive dès le début du Mouvement du 4-Mai et devient un enjeu de premier ordre. Si ce sont, d’abord, les hommes qui écrivent sur le sujet, nous verrons rapidement les femmes prendre elles-mêmes la plume pour écrire sur leurs propres conditions d’existence. Parmi ces femmes, une semble se démarquer : Xiao Hong. Reniée par son père pour avoir commis la faute de ne pas être un garçon, Xiao Hong traite avec une grande sensibilité des thèmes de l’exclusion et de l’injustice. Cette auteure, au destin aussi tragique qu’héroïque, connaîtra un grand succès et deviendra, malgré elle, un symbole de la résistance nationale. À travers cette communication, nous verrons, grâce à l’exemple de Xiao Hong, comment l’écriture a permis aux femmes chinoises de prendre leur place dans le Mouvement du -Mai, mais aussi ce que ces femmes ont apporté à ce mouvement.

 

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